Proposer un texte

Le vaste spectre de littératures que nous publions fait qu’il est probable que personne, dans le comité de lecture et/ou de rédaction, ne soit fin connaisseur du texte que vous proposez, de son auteur, du contexte, voire de la langue originale depuis laquelle vous l’avez traduit. Aussi votre travail d’introduction, une des composantes de la traduction selon Antoine Berman, est essentiel. Il ne s’agit pas de faire acte d’érudition, mais bien de réussir à introduire le texte original au cœur de lecteurs extérieurs, de leur faire saisir et sentir la matière vibrante de ce texte.

Nous recherchons des textes littéraires, ce dernier adjectif étant vraiment pris au sens large : nouvelles, poèmes ou correspondance, mais aussi extraits de romans, de pièces de théâtres ou d’(auto)biographies (avec alors un soin particulier mis dans le choix des coupes et des passages), des textes très courts ou plus longs, bref, tout ou presque est possible. Nous sommes d’ailleurs ouverts à des traductions de bandes dessinées bien sûr, mais aussi potentiellement de chansons ou encore d’œuvres artistiques variées incluant une dimension textuelle.

La revue, comme exposé dans la ligne éditoriale, est le support d’une pratique et d’une réflexion collective sur la traduction. Mettre en avant cette dimension dans votre proposition est essentiel : quels « problèmes » posent la traduction de ce texte, quels ont été vos choix, pour quelles raisons ? Que lisez-vous dans le texte original, comment l’avez-vous rendu dans votre traduction ?

Et pour comprendre et juger de votre travail, il nous faut lire un extrait de votre traduction (à laquelle vous prendrez soin de joindre le texte original). Le calibrage de cet extrait n’est pas figé mais relève du bon sens : une page pour une courte nouvelle, deux ou trois pour une nouvelle plus dense, mais un poème entier s’il est court.

Si votre texte n’est pas inédit en français, il vous faudra motiver votre projet de retraduction. Il y a plein de bonnes raisons pour retraduire un texte, pas seulement parce que la première traduction était hautement critiquable : la retraduction peut et doit être pensée comme un acte positif, comme une nouvelle lecture qui vient labourer la matière fertile du texte original.

Autre point crucial, les droits d’auteur. Si le texte n’est pas libre de droits, il est essentiel que vous contactiez l’auteur ou l’éditeur au plus tôt pour connaitre sous quelles modalités ils peuvent être obtenus. Si l’idée est d’en demander les droits à titre gracieux, puisque la revue, publiée par des bénévoles passionnés, ne dispose que d’un budget limité, nous sommes en mesure et prêts à acheter les droits de certains textes particulièrement puissants.